La colombe et le moissonneur. Poème de Raymond Mercé.

Posée sur une branche d’olivier,
 Une colombe, les ailes déployées,
 Accompagnée d’un mistral charmeur
 Au milieu du champ de blé,
 Éveillèrent le moissonneur.
  
 Les épis se courbaient
 En signe de respect.
 La colombe satisfaite
 Survola ce tapis doré
 D’une saison enchantée.
  
 Entre coquelicots et bleuets,
 Le soleil brillait, et la brise tintait.
 Des voix d’enfants
 Se mêlaient au vent.
 Il était là, le printemps.
  
 Ils chantaient et gambadaient.
 La colombe émerveillée,
 Vire voletait comme un papillon
 Au son de cette belle saison
 Annonçant une bonne moisson.
  
 Posée sur une branche d’olivier,
 Une colombe, les ailes déployées,
 Accompagnée d’un mistral charmeur
 Au milieu du champ de blé,
 Éveillèrent le moissonneur.